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[BG] Stunk

 
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Shinigami
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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 02:57 (2010)
Sujet du message: [BG] Stunk
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Titre: [BG] - Stunk
Nom: Stunk
Race: Humain
Age: 27

Description Physique:

Stunk est un jeune homme de 27 ans, d'apparence plus jeune qu'on ne pourrait le croire. Son torse bombé, sa musculature bien développée, lui donnent une apparence de guerrier plutôt aguerri, et semblant sûr de lui.
Les cheveux toujours peignés et lissés, d'un blond éclatant, cependant s'assombrissant au fil des années à la lumière du jour, lui donnent une allure soignée, digne d'un jeune noble.

Son visage plutôt fin, lisse et sans marques d'âge, laisse apercevoir un grain de beauté au dessus de son oeil droit, se confondant avec son teint plutôt mate, semblant venir de ces contrées gorgées de soleil.
Son sourire est d'un blanc éclatant, une dentition parfaitement alignée, contrastant légèrement avec son teint bronzé, signe d'une éducation noble, basée sur l'hygiène et les bonnes manières.


BG:


Premier chapitre | Jour 1 :   

 
      Le vent susurrait sur les plaines verdoyante des alentours d’Aden. Les quelques arbustes, et restes d'arbres se courbaient sous le poids du vent se faisant de plus en plus emportant, en cette fin d'après midi de la fin de la saison humide.
Après quelques jours, le calme était revenu sur les terres Adenoises, et même les quelques lézards maraudeurs, et curieux de tout chamboulement venant perturber la monotonie des alentours étaient retournés nicher dans leurs enclos de pierres, se faufilant agilement entre les caillots les plus étroits, d'une manière furtive et spontanée.

      Un mont au loin, dont on ne distinguait que difficilement le sommet par la brume l'étouffant annonçait les intempéries de la saison pluviale qui se rapprochait à grands pas.
En cette fin d'après midi, il faisait bon sortir dehors, le vent parcourait le visage, jusqu'au cou, procurant un bien être qui faisait presque frissonner en début de soirée.
L’herbe lui aussi dansait sous l'entrain du vent.
En fin de compte, il était bien, ici, assis, contre un arbre, ce beau jeune homme, à la mine rêveuse, aux multiples projets irréalisables enfouis dans son crâne bien rempli.

      Une plume à la main, il griffonnait sur son journal, esquissant les traits paraissant visiblement être ceux d'une jeune fille.
De temps en temps, il remuait les épaules, laissant son haut permettre au vent de pénétrer son torse.
Parfois, il marquait une pause, regardait devant lui, étudiait le paysage, et imitait assez brillamment une fleur, une habitation au loin, où l'eau du fleuve qui coulait à ses côtés.
Mordillant parfois son pouce, fixant du regard le sol pour se concentrer, il reprenait vite son écriture, continuant de relater ses récits, depuis son enfance.

      Depuis le temps, son petit carnet d'enfant avait pris la taille d'un véritable carnet de bord, où il relatait son vécu, où il agrafé quelques fleurs, des cheveux, et même un reste d'ongle.
Il n'en revenait toujours pas, depuis le temps... 19 ans venaient de passer, sans qu'il n'arrive réellement à s'en rendre compte.
Mais qu'avait t'il fait au juste pendant ces dix-neuf années ? Il se le demandait encore...


Une femme: Stunk, vous venez ?
Stunk: Humm ? *Sortant de son récit, pour tourner la tête vers la vieille femme s'approchant*
Une femme: Je vous ai déjà dit sans fois d'arrêter de faire "Mmh!", on dirait une vache !
Stunk: Et je t'ai déjà dit d'arrêter de m'appeler Stunk mais Shini!
Une femme: Alors, venez rapidement à table !
Stunk: Huum ? *Laissant échapper un léger rire nerveux*
Une femme: Vous venez? Le dîner va être prêt.
Stunk: J'arrive, j'arrive !
Une femme: Dans 5 minutes, pas plus ? Pas comme hier ! *Haussant un peu le ton*
Sinon, ça risque d'être encore froid !
Stunk: Ca ne m'empêchera pas de ne pas y toucher !
Une femme: Vous ne mangez presque rien depuis quelques temps, quelque chose ne va pas ?
Stunk: Tout va bien, rassure toi. Je n'ai pas très faim, ça arrive non ?
Une femme: Je pense oui.
Mais, j'ai fait un ragoût, comme faisait votre mère !
Stunk: Ce ne sera jamais celui de ma mère. *Visiblement renfrogné*
Partez devant, j'arrive bientôt.
Une femme: Comme vous voudrez !


La femme s'éloignant petit à petit, vers une grande demeure noble, derrière une colline. Sans le moindre regret, il continuait son écriture, fermant parfois les yeux, ou remuant sa nuque pour se soulager, sa position n'étant malheureusement pas confortable, lui empêchant d'écrire des heures d'affilée.
Pourtant, il le faisait, et il restait ici depuis le milieu de l'après midi, jusqu'au début de soirée, ces moments étant ses seuls moments de répit.
Adossé contre un arbre, il faisait parcourir sa plume le long d'un papier au grain épais, empêchant ainsi à l'encre peu diluée de s'étendre sur les pages de son carnet.
Son écriture continue et appliquée, donnait un aperçu presque artistique et d'une lisibilité sans pareil.
Ainsi, il restait des heures, contemplant parfois le paysage unique en toutes les terres s'offrant à ses yeux, replongeant parfois aussi net son esprit dans son écriture, dans une infatigable lancée, d'une concentration extrême.
Soudainement, interrompant une phrase qu’il écrivait, il réfléchissait à la venue de la femme, et à ses paroles.


Stunk: Rahh, j'ai été trop dur avec elle, je devrais aller m'excuser.


Puis passant sa main derrière sa nuque, grattant légèrement l'arrière de son cou, la fatigue semblant peu à peu monter, il se décida à poser sa plume, et à fermer son carnet, il contempla son morceau de papier, accessoirement utilisé comme marque page, qu'il déchira en milles morceaux, laissant une larme éphémère, rouler sur le papier, dont il laissa les résidus agoniser sur l'herbe où il était assis.
Courant comme un lièvre vers la colline, et la contournant, il se réfugia directement dans sa chambrée, où il passa la nuit sans avaler un seul grain de riz.


Deuxième chapitre | Jour 2:

Le soleil venait de se lever, ses rayons parcourant les fenêtres de sa chambre en éblouissant le marbre recouvrant son bureau, le parquais étincelant posé au sol de sa grande chambrée, où encore les vases en porcelaine Orientale dont il avait hérité d'un oncle décédé il y avait longtemps.
Son grand bureau recouvrant tout le fond de sa chambre, parfaitement bien rangé, et organisé, en son centre, son journal, où en lettres d'or était inscrites ces trois lettres :

" L'A.D.V "

Personne encore n'avait percé le secret de son mystérieux journal, dont il ne laissait à personne le soin de découvrir. Il l'avait toujours avec lui, du moins quand il le pouvait.
C'était la seule chose à laquelle il tenait au fond, peut être mis à part son armure sombre, offerte par son père pour son dix-huitième anniversaire, et dont il était impatient de pouvoir l'équiper.

La tête contre le bord du lit, il dormait, n'occupant qu'une mince partie de son énorme lit à baldaquin dont il s'était souvent dit en riant qu'il pourrait y faire dormir une famille tout entière.
Mais, c'était la seule chose qu'il gardait de sa mère, son lit.
Peut être était une mince et banale chose, mais il y attachait énormément d'importance.

Remuant légèrement les pieds, le soleil reflétant sa clarté éblouissante sur son visage, il grogna à l'approche du réveil.
Il n'avait pas du dormir plus de 3 heures, il avait passé la nuit sur la fenêtre, à observer les astres, ces choses si lointaines, et cette lune, si rouge qu'on pourrait même en apercevoir un oeil en son centre.
C'était un des mystères qu'il s'efforcerait de percer.

Passant une main contre son visage, et frottant ses lourdes paupières, son corps se mouvant sans qu'il ne le contrôle réellement, il venait de sortir de l'une des plus longues nuits qu'il avait passé depuis longtemps.
Depuis 10 ans, il était rare qu'il arrive à dormir, souvent hanté par les cauchemars, où conduit par ses éternelles pulsions où il devient infatigable, Stunk a toujours été un jeune homme discret, et solitaire.
Bien trop désintéressé de tout ce qui plait aux autres, Stunk avait toujours vécu loin de tout, loin des autres.

Il n'avait qu'une seule amie, Dame Nature.
Peut être qu'au fond, c'était son autre mère, celle qui l'avait toujours soutenu, dans les moments les plus terribles, comme dans les moments de bonheurs si éphémères fussent ils.
Mais jamais, jamais Shinigami n'avait montré une seule faiblesse devant quelqu'un.
C'était la seule chose qu'il admirait chez son père.

Un bruit retentit à la porte, celle ci s'ouvrant quelques secondes après.


La vieille femme: Stunk ! C'est l'heure !
Stunk: Huum...
La vieille femme: Vous avez toujours cette vieille manie !
Stunk: Ferme les volets, s'il te plait !
La vieille femme: Non, on va pas cacher ce beau soleil !
Stunk: *Haussant difficilement un sourcil, pour mieux distinguer la vieille femme* Tu pourrais aller me chercher quelque chose à boire ?
La vieille femme: Oui, d’accord ! J'y cours tout de suite !
Stunk: Et ferme la porte derrière toi, s'il te plait. Merci.

La vieille femme refermant la porte derrière elle, la faisant légèrement claquer, Stunk se leva, et regagna son fauteuil de bureau, où il s'installa d'un bond, laissant son corps se détendre au fond de celui ci.
La vieille femme lui ayant apporté un verre d'eau, il bût un peu, contemplant le fleuve de la fenêtre de sa chambrée, donnant sur l'écurie.
Ressortant son carnet qu'il avait soigneusement mis à l’abri des regards suite à son réveil, il l'ouvrit, relisant les dernières phrases qu'il avait transcrites la veille.

N'ayant pas vraiment le moral d'écrire, il se contenta de relire ses écritures, et de griffonner quelques dessins vites faits aux contours des feuilles ornant son carnet.
Soudain, quelqu'un vint frapper à sa porte. Cachant à nouveau son journal sur ses genoux, il énonça la permission d'entrée d'une voix assurée et grave. C'était la vieille femme, Muenica, la femme de chambre.
Elle lui apportait une lettre cachetée.
La prenant, il l'ouvrit doucement avec un coupe lettre, puis en lu rapidement le contenu :

____

Mon cher Fiston,

Je t'écris cette lettre après ces années d'absence, car je pense que tu es enfin prêt.
Sois vigilant, ce jour arrivera, comme il était prévu.
J'espère que ta mère ne m'en voudra pas trop.
Repose toi bien, et à bientôt.

Le Général Sifris.

____

Un peu abasourdi, il rêvassait dans sa chambre, la secouer d'avant en arrière, la chaise semblant parfaitement supporter son poids et les balancement de son jeune corps musclé. Puis approchant ses mains de son visage, il serra ses tempes avec deux doigts, en fermant les yeux probablement pour mieux réfléchir.
Il ne rêvait pas, après 10 ans d'absences, son père pensait sérieusement pouvoir entreprendre son éducation chevaleresque.


Stunk *A lui même* : Mais bon sang, qu'est ce que je lui ai fait ! Il a déjà assez fait souffrir Maman ainsi.
Il veut achever notre FAMILLE ?!


Prenant un vase entre les mains, et le propulsant de toutes ses forces contre le parquet ciré et immaculé, il le fit éclater en milles et un morceaux, ceux ci s'éparpillant un peu partout dans la pièce, dans un bruit sourd mais fracassant.


Stunk: S'en est trop ! ASSEZ ! ASSSSEEEZZ !


Se jetant sur le lit d'un bond, ses mains crispées serrant l'armature de son lit le plus fort qu'il puisse, Stunk évacuait son angoisse et ses colères jusque là restées enfouies en lui. Respirant un peu plus fort, et se concentrant, il tentait tant bien que mal à se calmer.
Quelques secondes plus tard, quelqu'un frappait à la porte.


La ménagère: Monsieur ? Est-ce que tout va bien ?
[coulor=#5500FF]Stunk:[/color] *Légèrement calmé, d'une voix montrant tout de même une certaine nervosité* Oui, oui ! Tout va bien
La ménagère: Vous êtes sûr ?
Stunk: Puisque je t'ai dit que oui !
La ménagère: D’accord, d’accord


Le reste de la journée se passa tranquillement. Stunk passa le plus clair de sa journée au bord de l'eau, à regarder l'écume de l'eau se fracassant contre les rives du fleuve.
La nuit approchant à grands pas, Stunk décida de rejoindre les bras berceurs de Morphée, la fraîcheur de la nuit y étant plus que favorable.
Roulé en boule au fond de son matelas, les yeux semi fermés, ses mains pressant contre son coeur son carnet si cher à ses yeux, il venait de s'endormir.
_________________


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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 02:57 (2010)
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Shinigami
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Inscrit le: 21 Nov 2010
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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 02:57 (2010)
Sujet du message: [BG] Stunk
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Troisième chapitre | Jour 3 :

D'un teint livide, Stunk venait de se réveiller, bien avant l'aube. La fraîcheur de la nuit n'avait fait qu'empirer, apportant pluie et brouillard sur les terres d'Aden. Le froid était également au rendez vous, obligeant les quelques passants qui s'aventuraient le long du chemin à revêtir leurs vestons en peau de moutons.

Et même Monsieur vent était de la fanfaronnade, emportant un peu tous les détritus du marché de la veille sur son passage. Le temps était maussade, et Stunk semblait ailleurs.
Accoudé contre la poignée de sa fenêtre, il guettait. Personne n'avait jamais encore compris quel était ce penchant de certaines personnes à contempler la nature, en pouvant rester ainsi des heures, en fixant un point du paysage. Même lui n'y avait jamais réfléchit.


Stunk: Bientôt, bientôt... si c'est comme les dernières visites qu'il m'avait promis... je ne suis pas prêt de voir les troupes débarquer !


Stunk n'avait jamais été prêt à un quelconque combat contre un autre humain. Il maniait parfaitement l'épée, et avait un talent inné pour manier l'arc, et son sang froid face aux monstres des alentours était plus que connu, mais jamais encore, il n'avait dû abattre quelqu'un.
Une heure ou deux après, le visage fixant toujours un point au loin, il décida de se lever et de revêtir ses affaires.

Une fois descendu, il avala en vitesse le petit déjeuner que lui servit gracieusement Musaline, la ménagère, puis il enfila en hâte une de ses armures, et fila vers le Nord, en direction de la "Grotte des Maudits".
Les heures passèrent, et Stunk était toujours enfermé dans cette grotte où il avait pénétré quelques heures auparavant. Il savait que c'était dangereux, mais il estimait qu'il ne serait jamais prêt à abattre quelqu'un si il n'était pas sûr de lui.

Les bruits de la lame s'abattant avec force contre les carapaces d'acier des monstres de la grotte résonnait en les lieux, faisant une sorte d'écho assourdissante, rendant l'endroit encore plus terrible qu'il n'y parait.
Il en sortit quelques heures après, l'armure maculée de sang, de rayures, de morsures et de piqûres en tout genre. La tête toujours haute, le souffle anormalement accéléré, boitant légèrement, il se dirigea vers un rocher non loin de l'entre de la grotte, pour y souffler quelques minutes.

Légèrement à l'étroit, et la chaleur provoquée par la lourdeur du temps, la pluie s'étant arrêtée, il décida d'ôter son armure, dévoilant son torse bombé, et ses muscles jeunes mais puissants.

Une cicatrice nettement visible sur son biceps droit marquait son passé de noble guerrier, celle ci probablement provoquée par un duel amical, la forme de la blessure ressemblant en tout point à celle de l'intrusion d'une lame d'épée dans son bras.
Il était à bout de souffle, et la sueur dégoulinait le long de son front, mais il aimait ces moments. Il pouvait enfin se vider, et se prouver qu'il avait au moins une qualité noble à vanter.

Reprenant rapidement ses esprits, il repartit en direction du manoir, son haut d'armure sous l'épaule, d'une allure modérée.
Stunk prit soin de déposer son armure dans la penderie sous l'escalier, laissant un petit mot à la ménagère pour qu'elle l'apporte au forgeron du coin, pour la rafistoler une fois de plus.

Puis il monta directement dans sa chambre, sans une explication à la ménagère, sans dîner. Après avoir pris une douche froide dans son bain, il regagna son lit, et après quelques heures de réflexion, il finit par trouver le sommeil, ses paupières s'alourdissant.


Quatrième chapitre | L'arrivée des troupes :

Les jours passaient sur la plaine Adenoise, la pluie et la brume accompagnant souvent le cycle des jours. L'effervescence habituelle procurée par le marché hebdomadaire commençait à s'estomper. Le peu de passants qu'on pouvait apercevoir sortaient seulement par nécessité.
Même la ménagère du manoir ne faisait plus le marché qu'une fois toutes les trois semaines, alors conséquemment le placard était rapidement vide, bien que les réserves fussent grandes.

S'en était presque à se demander qui avalait autant de nourriture, la ménagère ne mangeant pas beaucoup, et Stunk ne se nourrissant pratiquement pas.
Seuls les chevaux en profitaient vraiment. Bien au chaud dans leurs enclos, ils humaient parfois les bonnes odeurs transmises par la cheminée annexe aux cuisines, qui annonçaient l'heure de leur repas.

La ménagère n'ayant plus de repas à faire pour personne, elle avait entreprit de faire cuire les aliments des chevaux. De toute façon, dans ce manoir même ceux ci étaient abandonnés.
Stunk, n'avait jamais tellement aimé l'équitation, bien que ce fut une des obligations des nobles.

Plus de 7 mois passèrent, laissant apercevoir toute sorte de temps sur les terres Adenoises, la pluie, les averses, le brouillard, et même un peu de neige accompagnée de grêle.
Stunk avait bien pensé que son père ne viendrait jamais le chercher, et au fond ça l'arrangeait.
Il n'avait ni l'envie de le voir, ni l'envie de diriger des troupes, et encore moins d'abattre quelqu'un.

Les beaux temps allaient bientôt arriver, et Aden retrouvait une certaine vie, après une saison complètement morne. Stunk avait continué ses escapades dans les grottes des alentours, obligeant ainsi régulièrement la ménagère à aller faire rafistoler l'armure qui commençait sérieusement à se faire trop usée pour qu'elle puisse être efficace. Heureusement, un forgeron qui tournait dans les villes était de passage pendant une petite semaine, ce qui laissa le temps à Stunk de bien choisir son armure, et d'en trouver une à sa taille, et qui puisse lui permettre de satisfaire ses besoins. Il avait également fait l'achat d'un bouclier.

Les jours passèrent, sans autres incidents qu'une petite angine qu'avait attrapée la ménagère, et une foulure à la patte de Blizzard, un des étalons blancs de l'écurie.

Mais, quelques jours après, une autre lettre vint bouleverser le quotidien monotone de Stunk. Elle venait du Général Sifris, son père à son attention.

_____

Mon cher fils,

Les troupes viennent d'arriver à Aden, après une longue halte à Oren en vue des conditions météorologiques difficiles.
Tu suivras le Capitaine Oel'Mectum, un jeune guerrier aguerri, dont les capacités sont époustouflantes.
Prépare tes affaires dès que tu reçois cette lettre, et rend toi le plus vite que possible au château d’Aden.
De la, tu me rejoindras au château de Goddard le plus vite possible.
A bientôt.

Le Général Sifris.


_____


Bouche bée, il restait là devant la lettre, une main prise par la poignée de la porte d'entrée, l'autre par la lettre venant de son père, ici, planté devant l'entrée, sans bouger.
Il n'en croyait pas ses yeux. Les troupes venaient d'arriver, et il fallait qu'il change sa vie, ses habitudes, qu'il fasse ses bagages, et qu'il tourne une page le plus vite possible ?

Aurait il le temps seulement le temps de remonter une fois sur Nyuu, son étalon noir.
Il essayait de se calmer, et de trouver ce qui l'angoissait le plus…
Changer de vie ... où la peur de la guerre, de la direction ... ces choses pour lesquelles il n'avait jamais eu aucune éducation, les seules choses qu'il devrait faire, par lui même, et qu'aucun petit "guide" miracle ne permet de faire au mieux.

Il fit quelques pas en avant, et déposa ses affaires. Il relut la lettre tranquillement espérant y trouver une faille. Le cachet datait d'une semaine. Les troupes étaient donc là depuis un certain temps. Peut être, espérait il, qu'elle ne seraient plus là ?
Peut être que son père ne souhaitait plus sa présence ?
De toute manières, ça ne changerait rien. Il faudrait bien un jour qu'il change de vie.

Stunk était un noble, il ne pourrait pas se contenter de rester à flemmarder dans un manoir, en compagnie d'une ménagère abrutit, vieille et folle.
Il devait tourner la page, et bien que ce puisse être dur pour lui, que cela change radicalement son train de vie et ses habitudes, il devrait s'y faire.
Se hâtant un peu plus, il accouru dans sa chambre pour faire ses valises vérifiant plusieurs fois que son carnet y était. Il ne prit que quelques affaires, le minimum pour le voyage. Stunk était très propre, mais il n'aimait pas s'encombrer avec des choses inutiles. Ce voyage était destiné à la guerre, et non à la cour.

Il n'y aurait pas de femme, pas d'enfants. Seulement des hommes, jeunes comme âgés, tous et seulement ici pour se combattre, pour donner leur vie pour des idéaux, pour des terres.
Certes c'était absurde, mais telles étaient les guerres seigneuriales depuis des générations, et un petit noble de province ne ferait pas changer les choses.
Une fois ses affaires prêtes, il prépara ses affaires pour le lendemain : Son épée, son bouclier et son armure sombre, offerte par son père. Il espérait pouvoir la revêtir rapidement. Stunk savait combien les conflits se transformant en guerre étaient formateurs pour les guerriers avides de connaissance, et plein d'ambitions.

Une fois ses affaires disposées sur son fauteuil de bureau, il se mit dans son lit, prêt à dormir, même si il savait pertinemment qu'il ne pourrait jamais dormir, la veille d'un jour qui marquerait un changement brutal dans sa vie. Stunk descendu plus d'une dizaine de fois dans les cuisines, pour chercher un peu d'eau, pour souffler. Il ne savait trop si c'était un besoin, mais il avait le pressentiment que c'était la dernière fois qu'il verrait ce manoir de sa vie. Et puis, il n'avait même pas mis la ménagère au courant.

Un peu honteux, il prépara un mot pour le lendemain, comptant bien éviter des adieux douloureux et inutiles.
Retournant rapidement dans sa chambre, il vérifia une dernière fois que son carnet était bien dans son sac, et il se laissa s'assoupir sur son lit, tant bien que mal, l'esprit trop occupé vers la journée à venir.
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